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3h33

Questions et réponses

L'IA en entreprise : les réponses aux questions qu'on nous pose

Dirigeants, DRH, directions métier, agents publics : ce sont les questions qu'on nous pose avant, pendant et après un premier projet d'intelligence artificielle. Les réponses tiennent en quelques lignes, et renvoient vers le détail quand il existe.

Avant de lire les réponses

Ces questions reviennent dans presque toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. Elles portent rarement sur la technique. Elles portent sur le point de départ, les données, le coût, la responsabilité et les équipes.

Notre parti pris tient en une phrase : on apprend l'IA en construisant quelque chose qui sert dès le lendemain. C'est pourquoi beaucoup de réponses ci-dessous renvoient vers une démonstration plutôt que vers un document.

Trois chiffres à garder en tête

  • Deux heures pour qu'une équipe comprenne ce que l'IA sait faire pour son métier, en masterclass.
  • Une demi-journée pour obtenir un premier outil qui tourne, en session Forge.
  • Article 4 de l'AI Act : depuis le 2 février 2025, une entreprise qui utilise l'IA doit agir pour que ses équipes la maîtrisent. Une obligation de moyens depuis juillet 2026.

Questions fréquentes

Par où commencer avec l'IA dans une entreprise ?

Par un irritant concret plutôt que par une stratégie générale : une tâche répétitive, un document qu'on rédige chaque semaine, une question que tout le monde pose au même collègue. On mesure le temps qu'elle prend aujourd'hui, on construit une première réponse avec l'IA, on compare. Une masterclass de deux heures suffit souvent à faire émerger les trois premiers cas d'usage.

Quels usages de l'IA rapportent le plus vite ?

Ceux qui touchent l'écrit et la recherche d'information : rédiger et reformuler, résumer des réunions et des documents, répondre à partir d'une base documentaire interne, préparer des comptes rendus, trier des demandes entrantes. Viennent ensuite les petites automatisations entre outils et les tableaux de bord construits sur mesure.

Quelle différence entre ChatGPT et un agent IA ?

ChatGPT, Claude ou Gemini sont des assistants généralistes : on leur parle, ils répondent. Un agent reçoit une mission, consulte vos documents ou vos outils, enchaîne plusieurs étapes et rend un résultat, par exemple traiter une demande client de bout en bout. Voir chatbots et agents.

Faut-il choisir entre ChatGPT, Claude, Gemini ou Mistral ?

Pas une fois pour toutes. Les modèles progressent tous les trimestres et n'excellent pas dans les mêmes tâches. Ce qui compte : les conditions d'usage des données, l'hébergement, l'intégration à vos outils et le coût par utilisateur. Nous faisons le choix avec vous, et nous construisons de façon à pouvoir changer de modèle sans tout refaire. Voir notre comparatif.

Peut-on utiliser l'IA sans exposer ses données ?

Oui. Les offres professionnelles des grands fournisseurs n'entraînent pas leurs modèles sur vos échanges, des modèles sont hébergés en Europe, et d'autres peuvent être installés sur vos propres serveurs quand la sensibilité l'exige. La question se pose dès le premier échange, avec votre référent RGPD.

Que demande l'AI Act aux entreprises ?

Le règlement européen sur l'intelligence artificielle (règlement (UE) 2024/1689) s'applique par étapes depuis 2024. Son article 4, en vigueur depuis le 2 février 2025, demande aux entreprises qui utilisent l'IA de prendre des mesures pour développer la maîtrise de l'IA de leurs équipes ; depuis l'omnibus numérique de juillet 2026, c'est une obligation de moyens et non de résultat. Les systèmes dits à haut risque relèveront d'obligations bien plus lourdes à partir de décembre 2027. Le détail : former ses salariés à l'IA, ce que demande l'AI Act.

L'IA peut-elle se tromper, et comment s'en protéger ?

Oui : un modèle peut affirmer avec aplomb quelque chose de faux. On s'en protège en l'obligeant à citer ses sources, en le cantonnant à vos documents, en gardant un humain dans la boucle pour ce qui engage l'entreprise, et en apprenant aux équipes à vérifier. C'est le cœur de nos ateliers.

Combien coûte un projet d'IA ?

Moins qu'on ne le croit pour commencer. Un abonnement professionnel à un assistant coûte quelques dizaines d'euros par utilisateur et par mois. Un premier outil sur mesure se construit en une session Forge d'une demi-journée. Chez 3h33, masterclass, atelier et Forge ont chacun un tarif fixe, annoncé avant tout engagement.

Faut-il une équipe technique ou un data scientist ?

Non pour démarrer. Les ateliers et la Forge sont conçus pour des équipes métier. Il faut en revanche quelqu'un, en interne ou chez nous, qui sache relire ce qui est produit, le tester et le sécuriser avant de le confier à tout le monde.

Qu'est-ce que le vibe coding, et pourquoi les entreprises s'y intéressent ?

Le vibe coding consiste à fabriquer un logiciel en décrivant en français ce qu'on veut, pendant qu'une IA écrit le code. Pour une entreprise, c'est la possibilité d'obtenir un outil interne en quelques heures au lieu de quelques mois, qui lui appartient, sans abonnement à une plateforme. Voir le vibe coding en entreprise.

Peut-on construire un outil interne sans développeur ?

Une première version, oui : tableau de bord, formulaire intelligent, assistant documentaire, automatisation entre deux logiciels. La mettre entre toutes les mains demande ensuite une relecture, des tests et une attention à la sécurité. C'est exactement la phase de consolidation qui suit une session Forge.

Comment former ses équipes à l'IA ?

En trois temps. Une masterclass de deux heures pour acculturer jusqu'à cent personnes. Des ateliers d'un à deux jours où six à quinze participants pratiquent sur leurs propres dossiers. Une formation Claude pour aller plus loin avec un outil précis. Puis une veille régulière, parce que les outils changent tous les mois.

L'IA va-t-elle supprimer des postes dans mon entreprise ?

Elle transforme d'abord des tâches, pas des métiers entiers. Ce que nous observons : les équipes qui maîtrisent l'IA gagnent du temps sur l'écrit et la recherche, et le réinvestissent dans ce que l'IA fait mal, la relation, le jugement, la décision. L'enjeu est de former tout le monde, pas seulement les plus curieux.

Comment mesurer le retour sur investissement ?

Sur des cas précis, avant et après : minutes passées par dossier, délai de réponse, nombre de demandes traitées, erreurs évitées. Un usage qui ne se mesure pas reste une impression. On commence petit, on mesure, et on étend ce qui marche.

Peut-on installer une IA chez soi, sans cloud ?

Oui. Des modèles ouverts tournent sur un serveur de l'entreprise, voire sur un poste puissant, sans qu'aucune donnée ne sorte. Ils sont un peu moins brillants que les meilleurs modèles en ligne, mais largement suffisants pour résumer, classer ou répondre à partir de documents internes. Voir IA locale et souveraine.

Comment créer un assistant qui répond à partir de nos documents ?

On le nourrit de vos procédures, contrats, catalogues ou bases de connaissances, on l'oblige à citer le passage d'où vient chaque réponse, et on limite son périmètre. On parle de génération augmentée par recherche, ou RAG. Voir chatbots et agents.

Les collectivités peuvent-elles se lancer aussi ?

Oui, avec les mêmes précautions sur les données et quelques contraintes propres à l'achat public. Nous formons des agents et construisons des outils pour des communes ; le point d'entrée dédié est mairie.ai.

Que fait 3h33, concrètement ?

3h33 est une agence et un organisme de formation spécialisés dans les usages de l'IA générative, fondés par Alexandre Stopnicki. Nous formons les équipes, nous construisons avec elles des outils qui tournent le lendemain, agents, automatisations, tableaux de bord, et nous produisons des contenus avec le studio. Pour en parler : nous contacter.