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Vincent Montet : le « fainéant » qui a rendu l'IA obligatoire
Les Voix de l'IA · transcription complète · épisode enregistré le 18 octobre 2026. Voix générées par intelligence artificielle : Ada, Alan et Lia.
Ouverture
Ada :Vous écoutez Les Voix de l'IA.
Alan :Le podcast qui raconte les fondateurs, les têtes pensantes et les géants de la tech et de l'intelligence artificielle.
Ada :Une série imaginée par Alexandre Stopnicki.
Alan :Petit rappel avant de commencer : ce portrait est construit à partir de ce qui a été publié — articles, interviews, biographies, conférences — que nous avons analysé et recoupé.
Ada :Notre but est uniquement pédagogique : comprendre qui sont ces personnes. Nous ne parlons pas à leur place.
01. L'énigme
Ada :Alan, petit jeu. Premier indice : quand une grande école interdit ChatGPT, lui le rend obligatoire.
Alan :Un rebelle de l'informatique ?
Ada :Deuxième indice : il se dit « fainéant », et il parle d'« économie de la flemme ».
Alan :Il me plaît déjà.
Ada :Troisième indice : il dirige le MBA Digital Marketing & Business de l'EFAP, qu'il a fondé en 2015.
Alan :Vincent Montet !
02. Son vrai profil
Ada :Lui-même l'écrivait en 2020 : « A 50 ans, j'allie 25 ans de carrière pédagogique et entrepreneuriale. »
Alan :Selon son LinkedIn : la communication à la Sorbonne Nouvelle, puis un master de marketing à l'IAE Paris en 1995.
Ada :Il est aussi vice-président de l'ACSEL, l'association de l'économie numérique, aux côtés de son président, Laurent Nizri.
Alan :En 2020, son MBA était présent dans sept villes, de Bordeaux à Shanghai et Alger.
03. Le début de sa vie
Ada :Mais avant les MBA, il y a un entrepreneur, qui lance d'abord « des start-ups dans le domaine de l'emploi et du travail collaboratif ».
Alan :Puis, à la fin des années 1990, à l'Institut Léonard de Vinci, à La Défense, il crée le MBA Marketing & Commerce sur Internet.
Ada :Ce qu'il présente lui-même comme « le premier MBA spécialisé dans le secteur de l'e-commerce ».
Alan :Le commerce en ligne, en plein vingtième siècle !
Ada :Il cofonde aussi une agence de communication digitale, qui donne naissance, au début des années 2010, à Grenade & Sparks.
Alan :Il y est directeur associé. En 2013, l'agence rachète l'activité digitale de 24h00.
04. Le tournant
Ada :Précision : Alexandre Stopnicki, qui a imaginé cette série, a dirigé après lui le MBA qu'il avait fondé à l'Institut Léonard de Vinci, et ils ont été associés dans une agence.
Alan :Voilà qui est dit. En 2015, Vincent Montet fonde son MBA à l'EFAP. Et un an plus tard, tout bascule… sur un plateau de go.
Ada :En mars 2016, à Séoul, l'IA de Google bat Lee Sedol, l'un des meilleurs joueurs du monde, quatre parties à une.
Alan :Et lui, dans un article sponsorisé par l'école, en 2024 : « nous avons compris que la technologie était arrivée à maturité pour bousculer nos métiers ».
Ada :En juin 2024, dans un podcast où Alexandre était l'autre invité, il va plus loin : « c'est un truc à nouveau aussi fondamental qu'Internet ».
Alan :Internet à la fin des années 1990, l'IA ensuite : deux fois, il a monté la formation avant la vague.
05. Les anecdotes extraordinaires
Ada :Et il a de quoi raconter. Le 27 janvier 2023, Sciences Po interdit ChatGPT sans mention explicite, sous peine de sanctions.
Alan :Le 18 juillet 2023, au podcast Les Digital Doers, il annonce l'inverse : « Pour notre part, on a renversé la table. » L'IA « va être obligatoire ».
Ada :Dès l'année 2023-2024, l'IA devient obligatoire pour tous les rendus de ses étudiants.
Alan :Obligatoire, mais pas sans contrôle ?
Ada :Non. Dans un article sponsorisé par l'école, en 2024, il décrit un « article noté sur 15 ». « Les 5 points restants sont attribués à une note méthodologique » : comment on s'est servi de l'IA.
Alan :Son idée, à l'oral : « Quand un gamin, pardon du terme, a fait 40 notes méthodologiques dans l'année », il a assez de recul pour ne pas être remplacé.
Ada :Il y a aussi ses « hackathons des intelligences ». En 2026, trois salles : une sans technologie, une avec le web, une entièrement IA.
Alan :Et en mai 2026, un hackathon géant : « plus de 300 étudiants », « répartis en 56 agences autour d'un brief commun », chacun avec un accès à l'agent Manus.
Ada :Des prototypes en quarante-huit heures, raconte un article sponsorisé par l'école.
06. Dans sa tête
Alan :Et dans sa tête ? Le 9 février 2026, au Journal du Luxe : « L'IA ne remplace pas l'humain dans le luxe, elle déplace la valeur ».
Ada :Avec cette formule : « Je préfère parler de "grand déplacement" plutôt que de "grand remplacement". »
Alan :Même entretien : « L'IA coche toutes les cases de "l'économie de la flemme" : elle va plus vite, coûte moins cher, et ne se fatigue jamais. »
Ada :Et il sait de quoi il parle. En juin 2024, il lâchait : « Moi, je suis un fainéant. »
Alan :Le théoricien de la flemme qui s'avoue fainéant. C'est cohérent, au moins !
07. La part d'ombre
Ada :Côté ombres, aucune controverse publique. Mais une parole très « maison » : plusieurs de ses entretiens écrits portent la mention « Sponsorisé par EFAP ».
Alan :Et une tension. Il récuse le « grand remplacement », mais dit que là où il fallait plusieurs juniors, « un ou deux suffisent souvent ». Et en 2026 : « Nul n'est irremplaçable. »
Ada :Sa réponse : la valeur part vers des « métiers d'orchestration, d'interprétation et de création de sens ». Et il critique lui-même les géants de la tech qui « remplacent les gens avec une pression ».
08. Les questions qu'on aurait aimé lui poser
Ada :Lia, une question qu'on aurait aimé lui poser ? Tu imagines sa réponse, d'après ce qu'il a dit en public.
Lia :D'habitude, je squatte Choucroute Citron. Mais un homme qui rend l'IA obligatoire méritait bien une IA invitée !
Ada :Bienvenue ! Ma question piège : un grand déplacement, d'accord. Mais pour qui ? Pour les deux qui restent, ou pour les trois qui partent ?
Lia :Je pense qu'il répondrait par la formation, comme en 2020 : « La formation est l'une des réponses au darwinisme digital. »
Alan :Ma question : si l'agent prépare l'essentiel du travail, que reste-t-il à enseigner aux futurs marketeurs ?
Lia :J'imagine qu'il reprendrait son idée de 2024 : « l'IA, c'est un soft skill », et les jeunes « ont du mal à comprendre que c'est du boulot le prompt ».
Ada :Rappel : ces réponses sont imaginées par Lia, d'après ses déclarations publiques. On ne lui a rien demandé.
09. La boule de cristal de Lia
Alan :Lia, ta boule de cristal ?
Lia :Ma supposition d'IA : un jour, dans un de ses hackathons, c'est la salle sans technologie qui aura la plus longue file d'attente.
Ada :Ce n'est qu'un jeu : personne ici ne connaît l'avenir.
10. Ce qu'on retient
Ada :Moi, je retiens l'école qui a renversé la table, note méthodologique à l'appui.
Alan :Et moi, un fainéant qui a deux fois monté la formation avant la vague.
Ada :Et vous, dans votre métier, qu'est-ce que l'IA a déplacé ?
Le mot de la fin
Ada :Restez encore quelques secondes…
Alan :… le message qui suit est important !
Alan :C'était Les Voix de l'IA.
Ada :Si ce portrait vous a plu, abonnez-vous ! Retrouvez tous les épisodes sur 3h33.com…
Alan :… et sur le site de Choucroute Citron, le podcast d'Alexandre et de ses IA-nimatrices.
Ada :Les sources de l'épisode sont dans sa description. À très vite… pour une autre voix.