← Vincent Montet : la page du portrait (lecteur, citations, sources)

Vincent Montet : le « fainéant » qui a rendu l'IA obligatoire

Les Voix de l'IA · transcription complète · épisode enregistré le 21 octobre 2026. Voix générées par intelligence artificielle : Ada, Alan et Lia.

Ouverture

Ada :

Vous écoutez Les Voix de l'IA.

Alan :

Le podcast qui raconte les fondateurs, les têtes pensantes et les géants de la tech et de l'intelligence artificielle.

Ada :

Une série imaginée par Alexandre Stopnicki.

Alan :

Petit rappel avant de commencer : ce portrait est construit à partir de ce qui a été publié — articles, interviews, biographies, conférences — que nous avons analysé et recoupé.

Ada :

Notre but est uniquement pédagogique : comprendre qui sont ces personnes. Nous ne parlons pas à leur place.

01. L'énigme

Ada :

Alan, petit jeu. Premier indice : quand une grande école interdit ChatGPT, lui le rend obligatoire.

Alan :

Un rebelle de l'informatique ?

Ada :

Deuxième indice : il se dit « fainéant », et il parle d'« économie de la flemme ».

Alan :

Il me plaît déjà.

Ada :

Troisième indice : il dirige le MBA Digital Marketing & Business de l'EFAP, qu'il a fondé en 2015.

Alan :

Vincent Montet !

02. Son vrai profil

Ada :

Lui-même l'écrit aujourd'hui : « A 56 ans, Vincent allie 30 ans de carrière pédagogique et entrepreneuriale. »

Alan :

Côté études : la communication à la Sorbonne Nouvelle, puis un master de marketing à l'IAE Paris, en 1995.

Ada :

Il est aussi vice-président de l'ACSEL, l'association de l'économie numérique.

Alan :

En 2020, son MBA était présent dans sept villes, de Bordeaux à Shanghai et Alger.

Ada :

Mais pour comprendre ce MBA, il faut revenir à ses débuts d'entrepreneur.

03. Le début de sa vie

Alan :

Avant les MBA, il lance d'abord « des start-ups dans le domaine de l'emploi et du travail collaboratif ».

Ada :

Puis, à la fin des années 1990, à l'Institut Léonard de Vinci, à La Défense, il crée le MBA Marketing & Commerce sur Internet.

Alan :

Ce qu'il présente lui-même comme « le premier MBA spécialisé dans le secteur de l'e-commerce ».

Ada :

Le commerce en ligne, en plein vingtième siècle !

Alan :

Et il cofonde aussi une agence de communication digitale, qui donne naissance, au début des années 2010, à Grenade & Sparks.

Ada :

Il y est directeur associé fondateur. En 2013, l'agence rachète l'activité digitale de 24h00. Il y reste jusqu'en 2015.

Alan :

Et puis, un jour, il lâche tout. Il le raconte : « Je l'ai vécu à 45 ans : j'aurais pu continuer tranquillement. J'ai préféré tout quitter et recommencer. »

Ada :

Pour, dit-il, « ne pas devenir le spectateur de ma propre carrière ».

04. Le tournant

Alan :

Précision : Alexandre Stopnicki, qui a imaginé cette série, a dirigé après lui le MBA qu'il avait fondé à l'Institut Léonard de Vinci, et ils ont été associés dans une agence.

Ada :

Voilà qui est dit. En 2015, Vincent Montet fonde son MBA à l'EFAP. Et un an plus tard, tout bascule… sur un plateau de go.

Alan :

En mars 2016, à Séoul, l'IA de Google bat Lee Sedol, l'un des meilleurs joueurs du monde, quatre parties à une.

Ada :

Pour lui, c'est un déclic. Il le racontera en 2024 : « nous avons compris que la technologie était arrivée à maturité pour bousculer nos métiers ».

Alan :

En juin 2024, dans un podcast où Alexandre était l'autre invité, il va plus loin : « c'est un truc à nouveau aussi fondamental qu'Internet ».

Ada :

Internet à la fin des années 1990, l'IA ensuite : deux fois, il a monté la formation avant la vague.

05. Les anecdotes extraordinaires

Alan :

Et la vague arrive avec ChatGPT. Le 27 janvier 2023, Sciences Po l'interdit sans mention explicite, sous peine de sanctions.

Ada :

Lui choisit l'inverse. Le 18 juillet 2023, au podcast Les Digital Doers, il annonce : « Pour notre part, on a renversé la table. » L'IA « va être obligatoire ».

Alan :

Et dès l'année 2023-2024, l'IA devient obligatoire pour tous les rendus de ses étudiants.

Ada :

Obligatoire, mais pas sans contrôle ?

Alan :

Non. En 2024, il décrit un « article noté sur 15 ». « Les 5 points restants sont attribués à une note méthodologique » : comment on s'est servi de l'IA.

Ada :

Son idée, à l'oral : « Quand un gamin, pardon du terme, a fait 40 notes méthodologiques dans l'année », il a assez de recul pour ne pas être remplacé.

Alan :

Et puis il y a ses « hackathons des intelligences ». En 2026, trois salles : une sans technologie, une avec le web, une entièrement IA.

Ada :

En mai 2026, il voit encore plus grand : « plus de 300 étudiants », « répartis en 56 agences autour d'un brief commun », chacun avec un accès à l'agent Manus.

Alan :

Résultat : des prototypes en quarante-huit heures.

Ada :

Et chaque année, il y a la cérémonie. Pour les dix ans du MBA, au Théâtre Mogador : trois cent vingt-huit diplômés.

Alan :

Ce soir-là, il dit avoir trouvé sa réponse à un candidat qui lui demandait pourquoi il avait arrêté sa carrière business : la fierté de former « une jeunesse libre et autonome ».

06. Dans sa tête

Ada :

Mais derrière l'enthousiasme, il y a une idée. Le 9 février 2026, au Journal du Luxe : « L'IA ne remplace pas l'humain dans le luxe, elle déplace la valeur ».

Alan :

Avec cette formule : « Je préfère parler de "grand déplacement" plutôt que de "grand remplacement". »

Ada :

Même entretien : « L'IA coche toutes les cases de "l'économie de la flemme" : elle va plus vite, coûte moins cher, et ne se fatigue jamais. »

Alan :

Et il sait de quoi il parle. En juin 2024, il lâchait : « Moi, je suis un fainéant. »

Ada :

Le théoricien de la flemme qui s'avoue fainéant. C'est cohérent, au moins !

08. Les questions qu'on aurait aimé lui poser

Ada :

Lia, une question qu'on aurait aimé lui poser ? Tu imagines sa réponse, d'après ce qu'il a dit en public.

Lia :

D'habitude, je squatte Choucroute Citron. Mais un homme qui rend l'IA obligatoire méritait bien une IA invitée !

Ada :

Bienvenue ! Ma question piège : un grand déplacement, d'accord. Mais pour qui ? Pour les deux qui restent, ou pour les trois qui partent ?

Lia :

Je pense qu'il répondrait par la formation, comme en 2020 : « La formation est l'une des réponses au darwinisme digital. »

Alan :

Ma question : si l'agent prépare l'essentiel du travail, que reste-t-il à enseigner aux futurs marketeurs ?

Lia :

J'imagine qu'il reprendrait son idée de 2024 : « l'IA, c'est un soft skill », et les jeunes « ont du mal à comprendre que c'est du boulot le prompt ».

Ada :

Rappel : ces réponses sont imaginées par Lia, d'après ses déclarations publiques. On ne lui a rien demandé.

09. La boule de cristal de Lia

Alan :

Lia, ta boule de cristal ?

Lia :

Ma supposition d'IA : un jour, dans un de ses hackathons, c'est la salle sans technologie qui aura la plus longue file d'attente.

Ada :

Ce n'est qu'un jeu : personne ici ne connaît l'avenir.

10. Ce qu'on retient

Ada :

Moi, je retiens l'école qui a renversé la table, note méthodologique à l'appui.

Alan :

Et moi, un fainéant qui a deux fois monté la formation avant la vague.

Ada :

Et vous, dans votre métier, qu'est-ce que l'IA a déplacé ?

Le mot de la fin

Ada :

Restez encore quelques secondes…

Alan :

… le message qui suit est important !

Alan :

C'était Les Voix de l'IA.

Ada :

Si ce portrait vous a plu, abonnez-vous ! Retrouvez tous les épisodes sur 3h33.com…

Alan :

… et sur le site de Choucroute Citron, le podcast d'Alexandre et de ses IA-nimatrices.

Ada :

Les sources de l'épisode sont dans sa description. À très vite… pour une autre voix.