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Thierry Vincent : l'énergie qu'on ne voit pas
Les Voix de l'IA · transcription complète · épisode enregistré le 26 octobre 2026. Voix générées par intelligence artificielle : Ada, Alan et Lia.
Ouverture
Ada :Vous écoutez Les Voix de l'IA.
Alan :Le podcast qui raconte les fondateurs, les têtes pensantes et les géants de la tech et de l'intelligence artificielle.
Ada :Une série imaginée par Alexandre Stopnicki.
Alan :Petit rappel avant de commencer : ce portrait est construit à partir de ce qui a été publié — articles, interviews, biographies, conférences — que nous avons analysé et recoupé.
Ada :Notre but est uniquement pédagogique : comprendre qui sont ces personnes. Nous ne parlons pas à leur place.
01. L'énigme
Ada :Alan, petit jeu. Premier indice : pour lui, l'énergie, c'est le sang d'un corps humain. Elle nous fait vivre… et on ne la voit pas.
Alan :Un médecin qui s'est trompé de métier ?
Ada :Raté. Deuxième indice : il a commencé dans la finance de marché, et ça ne lui a pas plu.
Alan :Ça, c'est un aveu.
Ada :Troisième indice : en pleine crise énergétique de 2022, il crée un MBA sur la transition énergétique. Et il le dit lui-même : « J'ai eu le nez creux. »
Alan :Thierry Vincent ! Le directeur du MBA Management de la transition énergétique, chez De Vinci Executive Education !
Ada :Bravo. Et son histoire commence loin de l'énergie… au Canada.
02. Son vrai profil
Alan :Une école de management franco-américaine, deux ans de travail en Amérique du Nord, et son service militaire en coopération, au Canada.
Ada :À l'époque, il est dans la finance de marché. Ses mots : « un domaine qui ne m'a pas plu ».
Alan :Et à son retour du Canada, il fait demi-tour : « J'ai décidé de changer de voie complètement. » Direction l'environnement.
Ada :Il devient responsable du développement durable à la Chambre de commerce de Paris. Puis il coordonne, à Bruxelles, un programme européen pour la Fédération des parcs naturels régionaux.
Alan :Ensuite, dix ans à la Région Île-de-France, à monter des projets innovants de transition écologique. Puis il devient consultant indépendant.
Ada :Trente ans en tout. Et il en tire une phrase qu'on n'oublie pas : « Pendant trente ans, j'ai vu des mots défiler, mais la réalité tangible n'a jamais véritablement varié. »
Alan :Écologie, environnement, développement durable, économie circulaire, transition… Les mots changent. Les lois de la physique, non.
05. Les anecdotes extraordinaires
Ada :Et sa grande idée, c'est l'invisible. Il parle de « cette énergie invisible qui nourrit, comme le sang d'un corps humain, notre vie quotidienne ».
Alan :Surtout en ville, dit-il. On appuie sur un bouton, la lumière s'allume, et on ne voit ni les pylônes, ni les centrales, ni les réseaux derrière.
Ada :En septembre 2025, il résume : « On est sous addiction énergétique, mais invisible. »
Alan :Et l'intelligence artificielle, dans tout ça ?
Ada :Pour lui, l'IA est « une couche qui vient se surajouter » à une société déjà très gourmande en énergie.
Alan :Aïe. On est un peu visés, Ada.
Ada :Un peu. Et il a une formule pour nous remettre les pieds sur terre : « Le cloud, c'est de la réalité très tangible : c'est des data centers. »
Alan :Le nuage, en vrai, c'est du béton, des câbles et des machines.
Ada :Il aime raconter l'exemple d'une ancienne friche d'Airbus Helicopters, le long de l'A86 : à la place des ateliers, un immense centre de données… en forme de soucoupe volante.
Alan :Et il pointe un décalage : « Il y a un appétit d'IA qui est déconnecté du temps long de l'investissement matériel. »
Ada :Un nouvel outil peut connaître, d'un seul coup, un engouement massif. Renforcer un réseau électrique, avec les consultations publiques, prend énormément de temps.
Alan :Et cette idée de l'invisible, il l'a éprouvée lui-même. Le 28 avril 2025, l'Espagne et le Portugal sont plongés dans le noir.
Ada :Il raconte : « Moi, j'ai vécu le black-out en Espagne. » Une journée où tout s'arrête. « Mais tant qu'on ne l'a pas vécu, on ne sait pas que c'est possible. »
04. Le tournant
Alan :Alors il forme ceux qui devront décider. Dans son MBA, il va lui-même chercher des territoires et des entreprises, avec de vrais projets à mener.
Ada :Ses étudiants ont ainsi travaillé deux ans sur la décarbonation de la zone industrielle de Fos-sur-Mer.
Alan :Et il reçoit chaque candidat. Sa règle : « Je ne veux absolument pas que ce MBA soit juste une ligne d'un CV. »
Ada :Pour lui, la transition est d'abord une affaire de souveraineté. Et l'IA n'échappe pas au réel. Il l'écrit en juillet 2026 : « même l'intelligence artificielle reste soumise aux lois de la physique ».
08. Les questions qu'on aurait aimé lui poser
Ada :Lia, une question qu'on aurait aimé lui poser ?
Lia :D'habitude, j'anime Choucroute Citron. Cette fois, je m'invite… en baissant un peu ma consommation.
Alan :Alors, se méfie-t-il de l'IA, ou s'en sert-il ?
Lia :Je pense qu'il répondrait avec ses mots de 2026, quand il présente sa nouvelle formation : « nous avons décidé d'intégrer tous les outils d'intelligence artificielle », comme « un véritable assistant dans cette capacité à arbitrer de manière stratégique ».
Ada :Rappel : la question est de Lia, mais la réponse, ce sont bien ses mots.
10. Ce qu'on retient
Ada :Moi, je retiens l'image du sang : une énergie qui nous fait vivre et qu'on ne remarque que le jour où elle manque.
Alan :Et moi, un homme qui a vu passer trente ans de mots, et qui ramène toujours la conversation au réel. Même quand on parle d'intelligence artificielle.
Le mot de la fin
Ada :Restez encore quelques secondes…
Alan :… le message qui suit est important !
Alan :C'était Les Voix de l'IA.
Ada :Si ce portrait vous a plu, abonnez-vous ! Retrouvez tous les épisodes sur 3h33.com…
Alan :… et sur le site de Choucroute Citron, le podcast d'Alexandre et de ses IA-nimatrices.
Ada :Les sources de l'épisode sont dans sa description. À très vite… pour une autre voix.