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Sundar Pichai : du téléphone attendu cinq ans à la tête de Google

Les Voix de l'IA · transcription complète · épisode enregistré le 11 octobre 2026. Voix générées par intelligence artificielle : Ada, Alan et Lia.

Ouverture

Ada :

Vous écoutez Les Voix de l'IA.

Alan :

Le podcast qui raconte les fondateurs, les têtes pensantes et les géants de la tech et de l'intelligence artificielle.

Ada :

Une série imaginée par Alexandre Stopnicki.

Alan :

Petit rappel avant de commencer : ce portrait est construit à partir de ce qui a été publié — articles, interviews, biographies, conférences — que nous avons analysé et recoupé.

Ada :

Notre but est uniquement pédagogique : comprendre qui sont ces personnes. Nous ne parlons pas à leur place.

01. L'énigme

Ada :

Premier indice : il a grandi dans une famille qui a attendu cinq ans sur liste d'attente avant d'obtenir le téléphone.

Alan :

Ça laisse beaucoup de monde. Continue.

Ada :

Deuxième indice : son entretien final dans une grande entreprise tombe un premier avril, le jour d'un lancement. Il croit à un poisson d'avril.

Alan :

Attends… le premier avril 2004, le jour de Gmail ? Un gigaoctet gratuit, moi aussi j'aurais cru à une blague !

Ada :

Troisième indice : en 2008, il lance un navigateur. Et il finit par diriger toute la maison.

Alan :

Chrome ! C'est Sundar Pichai !

Ada :

Gagné. Sundar Pichai, le PDG de Google et d'Alphabet.

02. Son vrai profil

Alan :

Sa carte d'identité. De son nom complet, Pichai Sundararajan, il est né le 10 juin 1972, en Inde.

Ada :

Côté diplômes, c'est un triplé. Ingénieur en métallurgie de l'IIT Kharagpour en 1993, avec la médaille d'argent de l'institut.

Alan :

Puis un master en science des matériaux à Stanford en 1995, et un MBA à Wharton en 2002.

Ada :

La métallurgie ? Pas l'informatique ?

Alan :

Non ! Mais il s'intéressait déjà aux semi-conducteurs. Il dirige Google depuis octobre 2015, et Alphabet, la maison mère, depuis le 3 décembre 2019.

Ada :

Et le chiffre qui donne le vertige ?

Alan :

Alphabet a dépassé 400 milliards de dollars de chiffre d'affaires en 2025. Sa capitalisation atteignait environ 4 300 milliards de dollars à la clôture du 9 octobre 2026. Et le 19 mai 2026, Pichai a déclaré qu'il était clair que Google était « solidement entré dans l'ère agentique de Gemini ».

03. Le début de sa vie

Ada :

Mais avant tout ça, il y a un petit garçon né à Madurai, qui grandit à Chennai, dans le sud de l'Inde.

Alan :

Son père, Régounata, ingénieur électricien chez GEC, dirige une usine de composants. Sa mère, Lakchmi, était sténographe avant la naissance des enfants.

Ada :

La famille vit dans un appartement de deux pièces. Sundar et son frère dorment dans le salon.

Alan :

Lui parle d'une enfance « relativement confortable ». Mais avec les sécheresses, et l'attente des camions-citernes.

Ada :

Et ce fameux téléphone ! Avant son arrivée, il faisait l'aller-retour jusqu'à l'hôpital pour savoir si les analyses de ses grands-parents étaient prêtes.

Alan :

Et une fois le téléphone installé, ce sont les voisins qui venaient appeler chez eux.

Ada :

Mon détail préféré : il retenait les numéros composés une seule fois. Ses proches l'appelaient pour les lui demander.

Alan :

Un annuaire humain. C'est fou.

Ada :

Il aime la lecture, les amis, le cricket de rue, puis le football. Lui soutient Messi ; son fils, Ronaldo.

Alan :

Il a aussi démenti deux légendes : il n'a pas décidé d'entrer à l'IIT à huit ans et n'a jamais été capitaine de son équipe de cricket.

04. Le tournant

Alan :

Puis vient Stanford. Son père dépense l'équivalent d'une année de salaire pour son billet.

Ada :

Non ?!

Alan :

Il l'a raconté en 2020 : là-bas, un sac à dos coûtait autant que le salaire mensuel de son père en Inde.

Ada :

Il vise un doctorat, y renonce pour travailler. Puis viennent Applied Materials, Wharton et McKinsey.

Alan :

Dans son discours à Stanford en juin 2026, il dit : « J'aimerais vous dire que j'ai réussi tout de suite après Stanford… Ce n'était pas le cas. »

Ada :

Puis Google, en avril 2004. Il commence sur la Google Toolbar, une barre d'outils.

Alan :

De 2006 à 2008, il défend un navigateur maison avec une dizaine de personnes. Chrome sort le 2 septembre 2008 et réunit huit millions d'utilisateurs en vingt-quatre heures.

Ada :

Puis viennent Android en 2013, Google en 2015 et Alphabet en 2019.

Alan :

Larry Page et Sergey Brin l'écrivent le 3 décembre 2019 : « Et Alphabet et Google n'ont plus besoin de deux PDG et d'un président. »

05. Les anecdotes extraordinaires

Ada :

Des histoires comme ça, il en a d'autres. À son arrivée en Californie, il trouve les collines… brunes.

Alan :

Pas très carte postale.

Ada :

Son hôtesse, madame Jane Earl, lui répond : « Nous, on préfère dire dorées. »

Alan :

Le sens de la formule, version californienne.

Ada :

Un professeur lui avait aussi vanté les plages. À Santa Cruz, il court droit dans le Pacifique… et découvre que l'eau est glaciale.

Alan :

À Las Vegas, il sèche le premier cours de sa vie, part dans la décapotable d'un camarade et voit la neige pour la première fois.

Ada :

Au blackjack, il part de cinq dollars et en gagne environ quinze de plus. Ses parents n'apprennent l'escapade qu'en juin 2026.

Alan :

Des décennies plus tard !

Ada :

À l'IIT, pour voir Anjali, sa future épouse, il devait faire crier devant son foyer : « Anjali, Sundar is here for you. »

Alan :

Steve Ballmer, alors patron de Microsoft, avait aussi qualifié Chrome d'« erreur d'arrondi ».

Ada :

Un an après son lancement, Chrome avait environ deux pour cent de part de marché.

06. Dans sa tête

Alan :

Dans ses prises de parole sur l'IA, une image revient souvent : le feu.

Ada :

Le feu ?

Alan :

Le 19 janvier 2018, il dit que l'IA est « plus profonde que, je ne sais pas, l'électricité ou le feu ». Puis, à propos du feu : « Mais il tue aussi des gens. »

Ada :

De l'enthousiasme, avec conscience du danger.

Alan :

Chez Lex Fridman, dans un épisode publié le 5 juin 2025, il affirme : « L'IA est la technologie la plus profonde sur laquelle l'humanité travaillera jamais. »

Ada :

Et sur la régulation ?

Alan :

Dans le Financial Times du 23 mai 2023, il écrit : « Je crois toujours que l'IA est trop importante pour ne pas être régulée, et trop importante pour ne pas être bien régulée. »

Ada :

À Paris, le 10 février 2025, son texte préparé affirme : « Le plus grand risque pourrait être de passer à côté. »

07. La part d'ombre

Ada :

Un parcours pareil, il y a forcément des zones d'ombre ?

Alan :

Le 6 février 2023, une démonstration de Bard, la réponse de Google à ChatGPT, se trompe sur le télescope James-Webb.

Ada :

Le 8 février, quand Reuters relève l'erreur, l'action perd jusqu'à environ 9 % en séance et clôture à moins 7,68 %. Une présentation jugée décevante pèse aussi.

Alan :

Le 20 avril 2023, il regroupe Google Brain et DeepMind dans une même équipe, Google DeepMind, afin d'accélérer les travaux en IA.

Ada :

Autre front : en août 2024, le juge Amit Méta conclut à un monopole illégal dans la recherche. Google fait appel et affirme, dans son mémoire du 22 mai 2026, avoir gagné sur le marché « à la loyale ».

Alan :

En janvier 2023 viennent aussi environ douze mille suppressions de postes. Pichai écrit : « J'assume l'entière responsabilité des décisions qui nous ont menés ici. »

08. Les questions qu'on aurait aimé lui poser

Ada :

Lia, l'IA-nimatrice de Choucroute Citron, nous rejoint. Quelle question aurais-tu aimé lui poser ?

Lia :

Avec plaisir ! En tant qu'IA, je me sens un peu concernée par le sujet.

Ada :

Ma question piège : si l'IA est plus profonde que le feu, et que le feu tue aussi, pourquoi ne pas ralentir ?

Lia :

Il a comparé l'IA au feu, plaidé pour une bonne régulation et déclaré en 2025 que « le plus grand risque pourrait être de passer à côté ». J'en déduis qu'il défendrait un déploiement progressif, avec des garde-fous. C'est mon hypothèse, pas sa réponse.

Alan :

On le rappelle : c'est Lia qui imagine, pas Sundar Pichai qui parle.

Alan :

Ma question difficile : quand l'IA répond directement, comment éviter d'assécher le Web qui l'alimente ?

Lia :

En 2008, il décrivait le navigateur comme « la fenêtre sur le Web » et jugeait important de ne pas gêner l'expérience. J'imagine qu'il appliquerait ce principe à la recherche par IA, sans couper l'accès aux sites. Mais il ne l'a pas dit.

Ada :

Encore une fois, ce sont les mots de Lia, pas les siens.

09. La boule de cristal de Lia

Alan :

Lia, ta boule de cristal ?

Lia :

En juin 2026, à Stanford, il a raconté les collines brunes de Californie et son bain glacé à Santa Cruz. Pure prédiction de ma part : il pourrait reprendre un jour l'une de ces histoires dans un autre discours.

Ada :

Ce n'est qu'un jeu : personne ne sait ce qu'il dira. Merci, Lia !

10. Ce qu'on retient

Ada :

Moi, je retiens le garçon qui mémorisait les numéros et le dirigeant d'une entreprise dont treize produits dépassaient chacun le milliard d'utilisateurs, selon Google, le 19 mai 2026.

Alan :

Moi, un patron qui compare l'IA au feu, en rappelant que le feu peut aussi tuer.

Ada :

Et vous ? Si vous pouviez lui poser une seule question, laquelle choisiriez-vous ?

Le mot de la fin

Ada :

Restez encore quelques secondes…

Alan :

… le message qui suit est important !

Alan :

C'était Les Voix de l'IA.

Ada :

Si ce portrait vous a plu, abonnez-vous ! Retrouvez tous les épisodes sur 3h33.com…

Alan :

… et sur le site de Choucroute Citron, le podcast d'Alexandre et de ses IA-nimatrices.

Ada :

Les sources de l'épisode sont dans sa description. À très vite… pour une autre voix.