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Sandra Le Grand : elle a eu l'envie avant d'avoir l'idée
Les Voix de l'IA · transcription complète · épisode enregistré le 17 octobre 2026. Voix générées par intelligence artificielle : Ada, Alan et Lia.
Ouverture
Ada :Vous écoutez Les Voix de l'IA.
Alan :Le podcast qui raconte les fondateurs, les têtes pensantes et les géants de la tech et de l'intelligence artificielle.
Ada :Une série imaginée par Alexandre Stopnicki.
Alan :Petit rappel avant de commencer : ce portrait est construit à partir de ce qui a été publié — articles, interviews, biographies, conférences — que nous avons analysé et recoupé.
Ada :Notre but est uniquement pédagogique : comprendre qui sont ces personnes. Nous ne parlons pas à leur place.
01. L'énigme
Ada :Alan, petit jeu. Premier indice : dans une soirée en gris, noir et marron, elle arrive en veste rose, verte ou jaune.
Alan :Une créatrice de mode ?
Ada :Raté. Deuxième indice : ce sont des distributeurs de boissons qui l'ont menée à l'idée de sa vie.
Alan :Des distributeurs ?
Ada :Troisième indice : en octobre 2026, elle publie un livre sur le réseau et l'IA.
Alan :Sandra Le Grand !
Ada :Le Grand, en deux mots. Marseillaise, créatrice de Kalidea, présidente d'Entreprendre Pour Apprendre Île-de-France, et championne d'un art : aller vers les autres.
02. Son vrai profil
Alan :Elle se définit ainsi dans Choucroute Citron, le podcast d'Alexandre, en 2025 : « Je suis une passeuse d'énergie. »
Ada :En 2012, elle raconte : « Adolescente, je demandais toujours trois permissions de sortie à mon père pour être sûre d'en obtenir une. »
Alan :Trois demandes pour un oui. Retenez ce ratio.
Ada :Le même article raconte qu'employée dans un McDo, elle tanne son manager pour récupérer la gestion des anniversaires… et échapper aux cuisines. Elle en garde une conviction : « le pouvoir ça se prend ».
Alan :Premier poste de direction : les bougies !
Ada :En 2013, dans Le Parisien, sa règle : « On a toujours plus de chance d'obtenir ce que l'on demande plutôt que ce que l'on mérite. »
Alan :Après l'IAE de Paris, cap sur Coca-Cola. Elle le résume dans Choucroute Citron : « J'ai été élevée à l'école Coca-Cola pendant onze ans. »
Ada :Et là, on lui confie un drôle de marché : les distributeurs de boissons dans les entreprises.
04. Le tournant
Alan :Surprise : ceux qui décident, ce sont les comités d'entreprise. Elle se demande : « Comment ça marche ? Qu'est-ce qu'ils choisissent ? Quel budget ils ont ? »
Ada :Puis, devant « Capital », sur M6, deux jeunes lèvent des fonds et créent leur boîte. Sa formule : « J'ai eu l'envie avant d'avoir l'idée. »
Alan :D'habitude, c'est dans l'autre sens !
Ada :L'idée suit. En juillet 2000, elle lance CanalCE, qu'elle présente comme le premier site dédié aux comités d'entreprise.
Alan :Pour le financer, elle va pitcher là où passent les business angels. Elle l'a écrit en 2025 : « Soixante-dix rendez-vous pour dix qui ont investi ! »
Ada :Les permissions de sortie, en plus grand.
Alan :CanalCE devient Kalidea : près de soixante-dix millions d'euros de chiffre d'affaires, jusqu'à deux cents salariés.
Ada :En 2010, joli retour : elle reçoit le prix « Coup de cœur Coca-Cola ». Dix ans après avoir quitté Coca-Cola !
Alan :La même année paraît son premier livre : « Entreprendre : un peu, beaucoup, passionnément ». Sa conviction, selon l'éditeur : « Oser, mais oser pleinement, pas du bout des doigts, comme si on avait peur de se salir. »
Ada :Un peu, beaucoup, passionnément… jamais pas du tout.
Alan :En 2016, le groupe Up rachète Kalidea. Et après ? Dans Choucroute Citron, elle raconte s'être demandé ce qu'elle aimait faire : « Ce que j'aime, moi, c'est transmettre. »
05. Les anecdotes extraordinaires
Ada :Transmettre, d'abord par un deuxième livre, la même année : « #Ambition. Et si l'ambition était un joli défaut ? », avec Évelyne Platnic-Cohen, préfacé par Mohed Altrad.
Alan :Un défaut ? Dans Choucroute Citron, elle a une image : « C'est comme le cholestérol : il y a le bon et le mauvais. L'ambition, il y a la bonne et la mauvaise. »
Ada :Avec les jeunes aussi, elle ose. Un jour, dans une classe, elle demande qui veut être PDG. Que des garçons.
Alan :Alors elle refait le vote : « Moi, je suis une fille ou un garçon ? » « Vous êtes une fille, madame. » « Je suis PDG de ma boîte ou pas ? » « Oui. » « Donc, c'est possible. »
Ada :Imparable. Et à Entreprendre Pour Apprendre Île-de-France, les jeunes des mini-entreprises « arrivent avec des cagoules parfois », et à la fin, « c'est tout juste s'ils ne portent pas une cravate ».
Alan :La plupart finissent par dire : « Je ne savais pas que je savais faire tout ça. »
Ada :Le réseau, c'est devenu son métier. Suivez-la dans une soirée.
Alan :D'abord, la tenue. Elle se dit « militante des tenues colorées ». D'où la veste jaune.
Ada :Une conférence s'achève. Personne n'ose. Elle pose la première question : « l'organisateur est content », et « le speaker est content aussi ».
Alan :Puis elle dégaine sa carte de visite. Elle milite pour avoir les deux, QR code et papier, car par effet miroir, « la personne va te donner aussi sa carte ». Retenez cette carte.
Ada :Un bon réseau ? Elle l'a écrit en janvier 2025 : « Le réseau, c'est comme le cholestérol : il y a le bon et le mauvais ! »
Alan :Ordonnance validée. La même que pour l'ambition !
Ada :Et après ? Un de ses banquiers, perdu de vue depuis cinq ans, voit un de ses posts LinkedIn et l'invite à intervenir devant ses directeurs.
Alan :Elle ne cache pas que ça se corse : début 2026, elle écrit qu'il lui faut six à huit relances pour conclure, là où trois suffisaient. « Il n'y a rien de pire que l'incertitude permanente ! »
Ada :La même année, elle raconte sur son site qu'elle est coach pitch de « Qui veut être mon associé ? »… sur M6.
Alan :La chaîne de « Capital », où elle avait trouvé l'envie !
Ada :Et la carte de visite, alors ?
Alan :Elle revient ! En octobre 2026 paraît « Réseautez à l'ère de l'IA », coécrit avec Florence Moine, préfacé par Frédéric Mazzella.
Ada :Le titre ? Choisi par sa communauté, par un vote. Une spécialiste du réseau qui fait voter son réseau !
Alan :Et Florence Moine raconte qu'à une soirée, elles avaient apporté leur « carte de visite géante » : le livre.
Ada :Sa méthode : avant, pendant, après. Au lancement, Florence Moine l'a montré en direct : l'IA peut préparer l'avant et relancer l'après. Le pendant, la rencontre, reste à vous.
Alan :Trois livres, trois temps : oser, viser haut, aller vers les autres.
08. Les questions qu'on aurait aimé lui poser
Ada :Lia, une question qu'on aurait aimé lui poser ?
Lia :D'habitude, j'anime Choucroute Citron. Mais d'abord, un aveu : à la fin de son épisode, on a demandé à l'IA de l'émission un résumé avec l'accent marseillais.
Alan :Oh non.
Lia :Oh si. « Peuchère. » Et Sandra : « Alors, il y a le peuchère, mais c'était pas top. Franchement, moi, j'ai plus trop l'accent marseillais, c'est vrai, mais je peux te dire que quand je descends à Marseille, je l'entends quand même bien mieux que ce qu'a fait l'IA. »
Ada :Recalée par une Marseillaise !
Alexandre :C'est moi qui avais demandé l'accent marseillais. Pardon, Sandra !
Alan :Le coupable s'est dénoncé. Alors, Lia, si l'IA prépare et relance, que reste-t-il à l'humain ?
Lia :J'imagine qu'elle répondrait avec ses mots, adressés justement à une IA : « Il y a quelque chose que tu ne peux pas faire à ma place : c'est le vécu. » L'accent aussi, visiblement.
Ada :La question est imaginée par Lia ; la réponse, ce sont bien ses mots.
10. Ce qu'on retient
Ada :Moi, je retiens une passeuse d'énergie qui a eu l'envie avant l'idée, et l'a trouvée devant un distributeur de boissons.
Alan :Et moi, soixante-dix rendez-vous pour dix oui. À votre prochaine conférence, posez la première question. Et si possible, en veste jaune.
Le mot de la fin
Ada :Restez encore quelques secondes…
Alan :… le message qui suit est important !
Alan :C'était Les Voix de l'IA.
Ada :Si ce portrait vous a plu, abonnez-vous ! Retrouvez tous les épisodes sur 3h33.com…
Alan :… et sur le site de Choucroute Citron, le podcast d'Alexandre et de ses IA-nimatrices.
Ada :Les sources de l'épisode sont dans sa description. À très vite… pour une autre voix.