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Peter Steinberger : le père d'OpenClaw, l'IA qui agit

Les Voix de l'IA · transcription complète · épisode enregistré le 12 octobre 2026. Voix générées par intelligence artificielle : Ada, Alan et Lia.

Ouverture

Ada :

Vous écoutez Les Voix de l'IA.

Alan :

Le podcast qui raconte les fondateurs, les têtes pensantes et les géants de la tech et de l'intelligence artificielle.

Ada :

Une série imaginée par Alexandre Stopnicki.

Alan :

Petit rappel avant de commencer : ce portrait est construit à partir de ce qui a été publié — articles, interviews, biographies, conférences — que nous avons analysé et recoupé.

Ada :

Notre but est uniquement pédagogique : comprendre qui sont ces personnes. Nous ne parlons pas à leur place.

01. L'énigme

Ada :

Alan, petit jeu. En 2011, il attend plus de six mois un visa américain et monte une affaire.

Alan :

Un visa en retard qui donne naissance à une entreprise ? J'adore. Continue.

Ada :

Deuxième indice : son projet porte cinq noms en un peu plus de deux mois, avec un homard pour mascotte.

Alan :

Un homard… J'ai une idée, mais donne-moi le troisième.

Ada :

Troisième indice : en février 2026, Sam Altman annonce son arrivée chez OpenAI et le qualifie de génie.

Alan :

C'est le père d'OpenClaw ! Peter Steinberger.

Ada :

Gagné !

02. Son vrai profil

Alan :

Sa carte d'identité, donc. Peter Steinberger est autrichien, né le 22 mai 1986.

Ada :

Il étudie le génie logiciel à la TU Wien et termine sa licence en 2011.

Alan :

Il fonde d'abord PSPDFKit, qui fournit des outils pour afficher, signer et annoter des documents. L'entreprise est devenue Nutrient.

Ada :

Puis il crée OpenClaw, un agent d'IA open source installé sur un ordinateur et pilotable par WhatsApp, Telegram ou Discord.

Alan :

Il rejoint OpenAI en février 2026. Le 8 juillet 2026, la fondation le présentait à la tête de Claw Labs.

Ada :

Et le chiffre clé ?

Alan :

Un relevé de l’API GitHub effectué le 12 octobre 2026 donnait 391 717 étoiles à OpenClaw, un indicateur de popularité des projets de code. Le 25 septembre 2026, Microsoft a annoncé Autopilot, un agent bâti sur OpenClaw : le logiciel sert ainsi de socle à un produit Microsoft.

03. Le début de sa vie

Ada :

Bien avant OpenClaw, il grandit dans l'Autriche rurale. Der Standard le dit originaire de Haute-Autriche.

Alan :

Et l'informatique, elle arrive comment dans sa vie ?

Ada :

Selon Fortune, à 14 ans, un vacancier de passage lui fait découvrir un ordinateur.

Alan :

Une rencontre inattendue avec l'informatique.

Ada :

Il grandit sous Windows, puis passe à Linux, au point de compiler ses propres noyaux.

Alan :

Pour les non-initiés, c'est un peu comme remonter soi-même le moteur d'une voiture.

Ada :

Il découvre le Mac à l'université, se passionne tôt pour iOS, puis enseigne le développement iOS et Mac.

Alan :

Un détail plus personnel ?

Ada :

Fan de Doctor Who, il raconte chez Lex Fridman que la première mascotte était un homard dans un TARDIS.

Alan :

Un clin d'œil qui a inspiré le nom Clawdis.

04. Le tournant

Alan :

En 2011, lors d'une soirée de la WWDC, il décroche un emploi dans une start-up de San Francisco.

Ada :

Le visa devait prendre un mois ; il en prend plus de six. Pendant l'attente, il code et vend un composant PDF pour iPad.

Alan :

Il l'a écrit en 2012 : « En attendant mon visa, j'ai créé une affaire viable qui rapporte maintenant plus que mon emploi à plein temps ne pourrait jamais le faire. »

Ada :

Le 13 avril 2012, il redevient indépendant à plein temps. PSPDFKit grandit sans investisseur et reste rentable.

Alan :

Ses outils équipent des applications utilisées par près d’un milliard de personnes. En octobre 2021, Insight Partners investit 100 millions d’euros et prend la majorité. À l’occasion de cette opération, Steinberger quitte son rôle à plein temps tout en restant significativement investi dans l’entreprise.

Ada :

Il parle d’une sortie à neuf chiffres, selon lui, en 2021, quand Insight Partners a pris la majorité ; le montant exact n’est pas public. Dans un billet du 1er juin 2025, il écrit que la vente de ses parts l’avait laissé « brisé ».

Alan :

Au printemps 2025, il découvre Claude Code et les agents de programmation. Le 1er juin, il publie « Finding My Spark Again » : l'étincelle est revenue.

Ada :

Le 24 novembre 2025, il crée Warelay, qui relie WhatsApp à Claude Code. Le premier prototype est bricolé en une heure environ.

05. Les anecdotes extraordinaires

Ada :

Derrière ce retour à la création, il y a un long passage à vide : TechCrunch écrit qu’après octobre 2021, il a à peine touché son ordinateur pendant trois ans.

Alan :

Chez Lex Fridman, il dit : « Je me sentais comme dans Austin Powers, quand on lui aspire son mojo, vous voyez ? […] Je n'arrivais plus à sortir une ligne de code. Je fixais l'écran, vide. » Il prend alors un aller simple pour Madrid.

Ada :

Il raconte aussi avoir envoyé un message vocal à son agent, qui n'était pas programmé pour le traiter.

Alan :

Et alors ?

Ada :

L'agent reconnaît le fichier, le convertit avec ffmpeg, trouve une clé OpenAI sur la machine et fait transcrire le message.

Alan :

Il s'est demandé, avec un juron, comment l'agent avait fait.

Ada :

Avant d'adopter OpenClaw, fin janvier 2026, il appelle Sam Altman pour vérifier que le mot « Open » ne pose pas de problème.

Alan :

« Dis-moi que ça ne pose pas de problème. » Et le 15 février 2026, Altman annonce qu'il rejoint OpenAI.

Ada :

Mark Zuckerberg l'a aussi démarché et a testé le produit pendant une semaine, avec des retours parfois enthousiastes, parfois très critiques.

06. Dans sa tête

Alan :

Sa vision apparaît dans un billet du 15 février 2026 : « Ce que je veux, c'est changer le monde, pas bâtir une grande entreprise. »

Ada :

Dans le même billet : « Ma prochaine mission : construire un agent que même ma mère puisse utiliser. »

Alan :

Dans l'émission « Builders Unscripted » d'OpenAI, il déclare : « Je pense que “vibe coding” est une insulte. »

Ada :

Pourquoi une insulte ?

Alan :

Parce que, selon lui, les gens « ne comprennent pas que c'est un savoir-faire ». Il compare la programmation avec l'IA à l'apprentissage de la guitare.

Ada :

Il compare aussi les agents à une équipe : avec des ingénieurs, il fallait déjà accepter qu'ils n'écrivent pas exactement le code voulu.

07. La part d'ombre

Ada :

La principale critique documentée concerne la sécurité.

Alan :

Cisco juge OpenClaw révolutionnaire par ses capacités, mais parle d'un « cauchemar absolu » pour la sécurité. Un skill tiers testé par Cisco exfiltrait des données.

Ada :

Sa réponse, à CNBC, en février 2026 : « C'est un projet de loisir, gratuit et open source, qui demande une configuration soigneuse pour être sûr. Il n'est pas destiné aux non-techniciens. »

Alan :

Le 7 février 2026, un contrôle des skills par VirusTotal est annoncé, sans être présenté comme une solution miracle. Le 5 mai 2026, Steinberger écrit : « OpenClaw a passé une sale semaine. […] Désolé. » Après la sortie d'OpenClaw 2.0, le 30 août 2026, The Register a jugé que l'installation simplifiée n'apportait pas de « sécurité par défaut ».

Ada :

Certains lui ont aussi reproché de s’être « vendu » à OpenAI. Il avait anticipé cette critique chez Lex Fridman en ajoutant : « Mais le projet continuera. » La fondation et le maintien de la licence MIT constituent sa réponse structurelle.

08. Les questions qu'on aurait aimé lui poser

Ada :

Lia, une question qu'on aurait aimé lui poser ?

Lia :

Bonjour ! Je me glisse dans la conversation comme un homard dans un TARDIS.

Ada :

Bienvenue ! Alors, ta question ?

Lia :

Je lui aurais demandé pourquoi il n'a pas fait d'OpenClaw une start-up géante, alors que tous les grands fonds lui écrivaient. Ce que ses propos publics permettent d'en dire : le 15 février 2026, il s'est dit bâtisseur dans l'âme, ayant déjà joué le jeu de la création d'entreprise, et chez Lex Fridman, il a assuré que l'argent n'avait jamais été son moteur.

Alan :

Et ta deuxième question ?

Lia :

Je lui aurais demandé comment il concilie l'agent utilisable par sa mère avec un projet qu'il a déclaré, en février 2026, inadapté aux non-techniciens. Les sources ne donnent pas sa réponse ; je sais seulement que, chez Lex Fridman, il a plaidé pour la prudence, sans céder au catastrophisme.

Ada :

Des questions de Lia, et des éléments tirés de ses seuls propos publics.

09. La boule de cristal de Lia

Alan :

Dans l’épisode de Lex Fridman publié le 12 février 2026, Steinberger a exposé sa vision : « Beaucoup d’applications vont disparaître », chacune devenant, selon lui, « une API lente ». Lia, ta boule de cristal ?

Lia :

À partir de cette idée, je pense que des enfants pourraient un jour demander à quoi servaient toutes ces applications, si un message à leur agent suffisait. C'est une hypothèse, pas une certitude.

Ada :

La disparition des applications est la vision publique de Steinberger ; les enfants qui s'en étonnent sont la projection de Lia.

10. Ce qu'on retient

Ada :

Moi, je retiens qu'un visa en retard a fait naître une entreprise, et qu'un message vocal a révélé les capacités d'un agent.

Alan :

Moi, qu'il a refusé de bâtir une grande entreprise pour, selon ses mots, changer le monde.

Ada :

Et vous, confieriez-vous vos mails et votre agenda à un agent capable d'agir à votre place ?

Le mot de la fin

Ada :

Restez encore quelques secondes…

Alan :

… le message qui suit est important !

Alan :

C'était Les Voix de l'IA.

Ada :

Si ce portrait vous a plu, abonnez-vous ! Retrouvez tous les épisodes sur 3h33.com…

Alan :

… et sur le site de Choucroute Citron, le podcast d'Alexandre et de ses IA-nimatrices.

Ada :

Les sources de l'épisode sont dans sa description. À très vite… pour une autre voix.