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Michel Ruiz : de l'armurerie militaire à l'IA qui a un visage
Les Voix de l'IA · transcription complète · épisode enregistré le 20 octobre 2026. Voix générées par intelligence artificielle : Ada, Alan et Lia.
Ouverture
Ada :Vous écoutez Les Voix de l'IA.
Alan :Le podcast qui raconte les fondateurs, les têtes pensantes et les géants de la tech et de l'intelligence artificielle.
Ada :Une série imaginée par Alexandre Stopnicki.
Alan :Petit rappel avant de commencer : ce portrait est construit à partir de ce qui a été publié — articles, interviews, biographies, conférences — que nous avons analysé et recoupé.
Ada :Notre but est uniquement pédagogique : comprendre qui sont ces personnes. Nous ne parlons pas à leur place.
01. L'énigme
Ada :Alan, petit jeu. Premier indice : à seize ans, il entre dans une école de techniciens de l'armée. Plus tard, il répare des armes.
Alan :Un militaire, dans « Les Voix de l'IA » ? Je suis intrigué.
Ada :Deuxième indice : à quarante et un ans, il rend l'uniforme. À quarante-cinq ans, il retourne à l'école pour un master de marketing digital.
Alan :Toujours rien.
Ada :Troisième indice : il donne un visage et une voix à des agents d'intelligence artificielle, qui apparaissent en réalité augmentée grâce à un simple QR code.
Alan :Les agents ARAI ! C'est Michel Ruiz, le cofondateur de KaviAR Tech !
Ada :Bravo. Michel Ruiz.
02. Son vrai profil
Alan :Carte d'identité. Michel Ruiz est français, né en 1969. Il a passé vingt-cinq ans dans l'armée de Terre, de seize à quarante et un ans.
Ada :Côté formation : l'École nationale des sous-officiers d'active, de 1985 à 1988, un BTS de technicien en armement à Bourges, puis, en 2015, un master de marketing opérationnel et digital à l'ISTEC.
Alan :En 2018, il cofonde KaviAR Tech avec Anthony Merzouki et Wajdi Ben Rabah. Une petite société de réalité augmentée : trois à cinq salariés, selon le registre.
Ada :Il se présente aussi comme formateur à l'intelligence artificielle, notamment au CNAM Île-de-France, depuis 2023.
Alan :Le chiffre clé : plus de onze mille conversations avec ses agents virtuels, écrivait-il en septembre 2026.
03. Le début de sa vie
Ada :Mais avant les avatars, il y a un adolescent qui choisit l'armée. Il l'a écrit en anglais, en 2020 : « J'ai intégré une école de techniciens de l'armée française à seize ans. »
Alan :Pourquoi l'armée ? Nous n'avons pas trouvé qu'il l'ait raconté. Mais on sait ce qu'il y fait.
Ada :À dix-neuf ans, il répare des armes de petit calibre. Puis il dirige un atelier de maintenance d'armement et forme des techniciens.
Alan :Il part aussi en mission, « en particulier en Afrique », précise-t-il.
Ada :De 2005 à 2008, il est chef d'atelier armement au deuxième régiment de parachutistes d'infanterie de marine, à Saint-Pierre de La Réunion.
Alan :Avec, selon son profil, un terrain immense : le soutien des écoles à feu à Madagascar, l'audit de l'armement des forces mauriciennes, un détachement d'instruction au Swaziland.
Ada :L'armurier de l'océan Indien !
Alan :Puis, de 2008 à 2010, il est auditeur qualité et conseiller en pédagogie à Saint-Cyr Coëtquidan, en Bretagne.
04. Le tournant
Ada :Et c'est là que tout bascule. En 2010, à quarante et un ans, il quitte l'uniforme.
Alan :Pour cofonder ce qu'il décrit comme un club d'achats en ligne destiné aux familles de militaires.
Ada :Et ça marche ?
Alan :Pas vraiment. Il l'écrit lui-même : l'entreprise ferme au bout de quatre ans, « mais j'ai énormément appris ».
Ada :J'aime cette franchise.
Alan :Alors il reprend ses études. Il le raconte ainsi : « À quarante-cinq ans, je suis retourné à l'école pour un master en marketing digital, moi qui n'avais que le bac. »
Alan :En 2016, il lance Paravecmoi, une plateforme pour trouver un compagnon de voyage et éviter le supplément chambre individuelle. « Rien à voir avec les sites de rencontres amoureuses », précise-t-il.
Ada :Il fallait le dire !
Alan :Et en août 2018, naît KaviAR Tech.
05. Les anecdotes extraordinaires
Ada :Des histoires étonnantes, il en a d'autres. Avril 2020 : la France est confinée.
Alan :KaviAR lance alors KaviAR Gate, une application gratuite qui ouvre, dans votre salon, un portail en réalité augmentée vers des paysages lointains.
Alan :Pourquoi ? Selon Mac4Ever, il explique l'avoir lancée très vite « afin de redonner à tous le sentiment d'évasion ».
Ada :Deuxième histoire : 2024, à La Réunion, l'île où il dirigeait un atelier d'armement seize ans plus tôt.
Alan :Au Forum des Pionniers 2024, KaviAR dévoile une agence de voyages immersive. Et il ouvre par un aveu : « Avec le métavers, nous nous sommes rendus compte au final que l'agence de voyages ne gagne pas grand-chose, il n'y a pas de ROI ».
Alan :Pour lui, l'image inspire, mais la négociation passe par la voix. « La voix a une puissance phénoménale », dit-il.
Ada :Troisième histoire, septembre 2026. Il écrit que son ancien patron lui répétait : « Michel, si c'était facile, tout le monde le ferait… »
Alan :Et il cite une phrase qu'il attribue à Nietzsche, sur ceux qui dansaient et qu'on prenait pour des fous. Sa conclusion : « Alors nous allons continuer à danser. »
06. Dans sa tête
Ada :Et l'intelligence artificielle, dans tout ça ?
Alan :Il a son mot à lui. Il l'a écrit le 23 septembre 2026 : « Depuis des années, je préfère parler d'intelligence augmentée. »
Alan :Parce que, écrit-il, « l'intelligence artificielle n'est pas l'intelligence humaine ». Et le vrai enjeu ne sera probablement pas de savoir qui utilise l'IA. « Il sera de savoir qui utilise qui. »
Ada :Et si on délègue tout à la machine ?
Alan :Alors, selon lui, on ne devient pas augmenté. « Il devient dépendant. » D'où sa formule : « Des humains augmentés par la technologie. Pas diminués par elle. »
Ada :Et son agent incarné ? En avril 2025, il expliquait : « Il ne ressemble pas trop à un humain, car nous voulions éviter la confusion ».
07. La part d'ombre
Ada :Et la part d'ombre ?
Alan :Nous n'avons trouvé aucune controverse publique. Mais il y a une tension. Sa société s'affiche « XR & AI for Humans », et un texte de présentation d'ARAI publié en 2025 insiste : « L'innovation est française ».
Ada :Et alors ?
Alan :Selon TourMaG, en avril 2025, son agent ARAI utilise par défaut GPT-4o, le modèle de l'américain OpenAI. Le client peut en choisir un autre.
Alan :À notre connaissance, il n'a pas répondu directement. Mais il défend ce que son agent ajoute : les informations propres à l'hôtel ou à la maison louée. « Ça, ChatGPT ne le saura jamais ».
Ada :Autre point : ARAI enregistre les conversations. Sa réponse : c'est « exactement comme dans les call centers », on demande d'abord l'accord de l'utilisateur.
Alan :Et prudence avec les chiffres du site d'ARAI : ils ne se recoupent pas. Nous gardons celui qu'il a daté.
08. Les questions qu'on aurait aimé lui poser
Ada :Lia, une question qu'on aurait aimé lui poser ? Tu imagines sa réponse, d'après ce qu'il a dit en public.
Lia :D'habitude, je tiens le micro de Choucroute Citron. Mais un homme qui donne un corps aux IA ? Je suis venue vérifier si j'en avais un.
Ada :Bienvenue ! Ma question piège : toi, Lia, tu es une intelligence qui augmente… ou qui diminue ?
Lia :Je pense qu'il répondrait quelque chose comme : ça dépend de qui utilise qui. Il l'a écrit : un humain qui délègue tout à une machine « ne devient pas augmenté. Il devient dépendant. » Donc écoutez-moi… mais gardez la décision !
Alan :Ma question, plus complexe : pourquoi donner un visage à une IA, si c'est pour éviter qu'on la prenne pour un humain ?
Lia :J'imagine qu'il rappellerait sa phrase de septembre 2026 : « incarner une intelligence artificielle, ce n'est pas ajouter un avatar pour faire joli. » Et il ajouterait ce qu'il dit avoir observé : face à un agent virtuel, on ose des questions qu'on ne poserait pas toujours à un humain.
Ada :Rappel : ces réponses sont imaginées par Lia, à partir de ses écrits et déclarations. Nous ne lui avons rien demandé.
09. La boule de cristal de Lia
Alan :Lia, ta boule de cristal ?
Lia :Il a écrit : « Le digital ne sera plus seulement devant nous. Il sera autour de nous. » Ma prédiction d'IA : un jour, à l'entrée d'un musée, vous scannerez un QR code, et c'est un avatar qui vous fera la visite. Pure supposition de ma part !
Alan :Et ce n'est qu'un jeu : personne ici ne lit l'avenir.
10. Ce qu'on retient
Ada :Moi, je retiens l'armurier qui, à quarante-cinq ans, est retourné sur les bancs de l'école.
Alan :Et moi, la question qu'il pose à chacun : avec l'IA, qui utilise qui ?
Ada :Et vous, l'intelligence artificielle vous augmente-t-elle… ou vous rend-elle dépendant ?
Le mot de la fin
Ada :Restez encore quelques secondes…
Alan :… le message qui suit est important !
Alan :C'était Les Voix de l'IA.
Ada :Si ce portrait vous a plu, abonnez-vous ! Retrouvez tous les épisodes sur 3h33.com…
Alan :… et sur le site de Choucroute Citron, le podcast d'Alexandre et de ses IA-nimatrices.
Ada :Les sources de l'épisode sont dans sa description. À très vite… pour une autre voix.