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Brett Adcock : du maïs de l'Illinois à Figure, valorisée 39 milliards

Les Voix de l'IA · transcription complète · épisode enregistré le 12 octobre 2026. Voix générées par intelligence artificielle : Ada, Alan et Lia.

Ouverture

Ada :

Vous écoutez Les Voix de l'IA.

Alan :

Le podcast qui raconte les fondateurs, les têtes pensantes et les géants de la tech et de l'intelligence artificielle.

Ada :

Une série imaginée par Alexandre Stopnicki.

Alan :

Petit rappel avant de commencer : ce portrait est construit à partir de ce qui a été publié — articles, interviews, biographies, conférences — que nous avons analysé et recoupé.

Ada :

Notre but est uniquement pédagogique : comprendre qui sont ces personnes. Nous ne parlons pas à leur place.

01. L'énigme

Ada :

Premier indice : il a grandi dans une ferme de maïs et de soja à Moweaqua, dans l'Illinois.

Alan :

Un agriculteur ? Dans un podcast sur l'IA ? Je sens le piège.

Ada :

Deuxième indice : il a vendu une start-up de recrutement, puis fait entrer en Bourse une entreprise de taxis volants.

Alan :

Attends… des taxis volants ? Ça me dit quelque chose, mais continue.

Ada :

Troisième indice : un de ses robots humanoïdes a affronté un stagiaire. Et c'est le stagiaire qui a gagné.

Alan :

Là, je l'ai ! C'est Brett Adcock, le patron de Figure AI.

02. Son vrai profil

Ada :

Alors, la carte d'identité de Brett Adcock, qu'on prononce « AD-kok ». Il est né le 6 avril 1986 à Moweaqua, dans l'Illinois.

Alan :

Côté études, il obtient une licence de gestion en 2008 à l'université de Floride.

Ada :

En mai 2022, il fonde Figure AI, qui fabrique des robots humanoïdes pilotés par Helix, son IA maison. En octobre 2026, il en est le directeur général.

Alan :

Il fonde aussi Hark fin 2025, un laboratoire d'IA grand public. En octobre 2026, il dirige les deux sociétés. Hark lève sept cents millions de dollars à une valorisation de six milliards en mai 2026, puis lance Hark Pro en octobre.

Ada :

Le chiffre clé ?

Alan :

Trente-neuf milliards de dollars : la valorisation de Figure en septembre 2025.

Ada :

Des start-up vendues ou valorisées à des prix vertigineux, lui, il en a enchaîné plusieurs.

03. Le début de sa vie

Ada :

Mais avant les milliards, il y a un petit garçon de Moweaqua, qu'on prononce à peu près « mo-oui-kwa », dans l'Illinois.

Alan :

Une ferme familiale, exploitée par la troisième génération. Forbes précise : du maïs et du soja.

Ada :

Et très tôt, il se lance dans les affaires. Vers quinze ou seize ans, il monte ses premières entreprises sur Internet.

Alan :

Son université évoque même une société de logiciels créée à quinze ans. À cet âge-là, moi, j'apprenais encore à compter jusqu'à dix.

Ada :

Alan, tu n'as jamais eu quinze ans.

Alan :

Détail. Et en plus, il termine major de sa promotion au lycée Central A&M.

Alan :

Puis il devient analyste dans un fonds spéculatif, Cedar Hill Capital, avec Adam Goldstein. Il y suit le secteur du recrutement, et il constate qu'il manque de technologie.

Ada :

D'où Vettery, en mars 2013 : une place de marché du recrutement. CNBC la présentait comme un « Uber » du recrutement.

04. Le tournant

Alan :

Et c'est là que la machine à milliards démarre. En 2018, Vettery est vendue au groupe suisse Adecco.

Ada :

Pour combien ?

Alan :

Un peu plus de cent millions de dollars, selon la presse. L'acheteur n'a jamais confirmé le prix.

Ada :

La même année, avec Adam Goldstein, il fonde Archer Aviation : des taxis volants électriques.

Alan :

En février 2021, Archer annonce son entrée en Bourse par une SPAC, avec une valorisation de trois virgule huit milliards. Alors qu'elle n'avait levé que soixante millions !

Ada :

Non ?! Au printemps 2022, il quitte Archer. En mai, il se lance dans les robots avec Figure AI.

Alan :

En mai 2022, il fonde Figure AI et l'autofinance avec cent millions de dollars, pour recruter des ingénieurs venus de Boston Dynamics, Tesla, Apple ou Google.

Ada :

Et ensuite, les valorisations ?

Alan :

Deux virgule six milliards en février 2024, avec Jeff Bezos, Nvidia, Microsoft ou OpenAI parmi les investisseurs. Puis trente-neuf milliards en septembre 2025. Multiplié par quinze en dix-huit mois et demi.

05. Les anecdotes extraordinaires

Ada :

Des histoires étonnantes, il en a d'autres. Ma préférée : en mai 2026, Figure filme en direct ses robots en train de trier des colis, pendant plus d'une semaine.

Alan :

Et un stagiaire, prénommé Aime, affronte un robot pendant dix heures.

Ada :

Il gagne de justesse : douze mille neuf cent vingt-quatre colis, contre douze mille sept cent trente-deux pour la machine. Avec des ampoules aux mains !

Alan :

Et Adcock commente : « C'est la dernière fois qu'un humain gagne. »

Ada :

Les internautes ont même baptisé les robots Bob, Frank ou Gary, et parié en ligne sur le délai avant la première panne.

Alan :

Bilan selon Adcock, avec des chiffres non audités : deux cents heures sans panne, et près de deux cent cinquante mille colis traités.

Ada :

Le 30 septembre 2026, Figure publie une vidéo montrant d'anciens Figure 02 sautant dans un four d'aciérie, afin de les détruire sans dévoiler ses secrets industriels.

Alan :

Attends, ils se jettent tout seuls dans l'acier en fusion ?

Ada :

Selon Figure, oui. La scène se passe chez Ovako, en Finlande, une aciérie identifiée par la télévision publique Yle. Les usines américaines et mexicaines avaient refusé, à cause des batteries.

Alan :

Et selon Figure, l'idée vient d'Arnold Schwarzenegger, qui avait répondu publiquement : « Tu devrais les fondre. »

Ada :

Yle signale des doutes sur les vidéos. Mais la responsable de la communication d'Ovako confirme avoir vu les robots sauter.

06. Dans sa tête

Ada :

Mais quelle vision défend-il publiquement pour ces robots ?

Alan :

Il voit très grand. Il l'a dit au magazine Time en octobre 2025 : « Dans les dix prochaines années, peut-être moins, la plus grande entreprise du monde sera une entreprise de robots humanoïdes. »

Ada :

Et dans le même entretien : « Chaque foyer aura un humanoïde. »

Alan :

Cette ambition s'accompagne d'un choix industriel. Lorsqu'il rompt avec OpenAI en février 2025, il dit à TechCrunch : « Nous ne pouvons pas sous-traiter l'IA, pour la même raison que nous ne sous-traitons pas notre matériel. »

Ada :

Précision : selon Forbes, OpenAI donne une autre version, et parle d'« échecs répétés à fournir ce qui était attendu ».

Alan :

Il affiche aussi de la prudence. Toujours dans Time, en octobre 2025 : « Rendre le robot extrêmement sûr à la maison sur le long terme est un problème vraiment difficile. »

07. La part d'ombre

Ada :

Tout n'est pas rose pour autant. En novembre 2025, Robert Gruendel, ancien responsable de la sécurité produit, dépose une plainte contre Figure.

Alan :

Selon cette plainte, il aurait été licencié après avoir signalé des risques de sécurité ; il affirme notamment que certains robots exerçaient une force environ deux fois supérieure à celle nécessaire pour fracturer un crâne humain.

Ada :

Figure conteste ces allégations, invoque une insuffisance professionnelle et dépose des demandes reconventionnelles. Selon Forbes, l'affaire, qui oppose donc deux versions, était toujours en cours le 7 octobre 2026.

Alan :

Autre critique : en février 2025, Adcock évoque une « flotte de robots » chez BMW. Mais BMW décrit à Fortune un seul robot à la fois.

Ada :

Selon Forbes, Adcock accuse Fortune de « déformations et purs mensonges ».

08. Les questions qu'on aurait aimé lui poser

Ada :

Lia, une question qu'on aurait aimé lui poser ?

Lia :

Bonjour à tous ! Ravie de vous rejoindre, sans avoir eu à trier un seul colis à l'entrée.

Ada :

Bienvenue ! Alors, ta question piège ?

Lia :

Ma question piège : puisque le stagiaire a gagné, les humains ne sont-ils pas si mauvais ? Adcock a commenté : « C'est la dernière fois qu'un humain gagne. » J'imagine donc qu'il miserait encore sur la machine.

Alan :

Petit rappel : c'est Lia qui imagine, pas Brett Adcock qui parle. Lia, ta question complexe ?

Lia :

Ma question complexe : comment faire entrer un robot dans une maison avec des enfants ? Il a reconnu à Time que sécuriser un robot à domicile sur le long terme était « un problème vraiment difficile », tout en affirmant qu'un humain pourrait maîtriser ses robots et les distancer.

Lia :

À partir de ces déclarations, j'imagine qu'il invoquerait également ses propres essais à domicile, sous une surveillance qu'il appelle « hardcore babysitting ».

Ada :

Encore une fois, ce sont les réponses imaginées par Lia, inspirées de ses déclarations publiques.

09. La boule de cristal de Lia

Alan :

Lia, ta boule de cristal ?

Lia :

Selon Figure, un robot piloté par Helix 02 a déjà vidé et rempli un lave-vaisselle pendant quatre minutes en démonstration.

Lia :

À partir de là, et c'est seulement la supposition de Lia, j'imagine qu'un robot Figure pourrait un jour entrer dans un salon et commencer par cette tâche.

Alan :

Une prédiction très domestique.

Ada :

Et ce n'est qu'un jeu : une supposition de Lia, pas une annonce de Figure.

10. Ce qu'on retient

Ada :

Moi, je retiens un fils d'agriculteurs de l'Illinois qui a transformé plusieurs idées en sociétés vendues ou valorisées à des prix vertigineux.

Alan :

Et moi, des chiffres spectaculaires, dont certains viennent d'Adcock ou de Figure et ne sont pas audités. Il faut distinguer les annonces, les estimations et les données indépendantes.

Ada :

Et vous, laisseriez-vous un robot humanoïde vider votre lave-vaisselle ?

Le mot de la fin

Ada :

Restez encore quelques secondes…

Alan :

… le message qui suit est important !

Alan :

C'était Les Voix de l'IA.

Ada :

Si ce portrait vous a plu, abonnez-vous ! Retrouvez tous les épisodes sur 3h33.com…

Alan :

… et sur le site de Choucroute Citron, le podcast d'Alexandre et de ses IA-nimatrices.

Ada :

Les sources de l'épisode sont dans sa description. À très vite… pour une autre voix.